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Les plaisirs de l’attelage

L’attelage est une discipline fantastique tant elle paraît fluide et harmonieuse. Ce sentiment de facilité est l’expression de la maîtrise et dextérité du meneur qui révèle toute l’expression du cheval dans sa locomotion. L’harmonie entre meneur et cheval témoigne d’une complicité que tous les amoureux des chevaux rêvent un jour d’atteindre.



Cependant il ne faut pas s’y tromper, la mise en lumière du côté séduisant de l’attelage représente la pointe visible de l’iceberg. Pour en arriver là, il faut tout de même emprunter le chemin de l’apprentissage pour garantir sa sécurité. Car n’en déplaise aux idées reçues, l’attelage est une discipline dangereuse si certaines règles ne sont pas respectées.

De part son instinct et sa sensibilité le cheval peut réagir à un grand nombre de situation en une fraction de seconde et tromper notre vigilance. C’est pourquoi il est opportun d’écouter les conseils avisés du professionnel qui vous apprendra le comportement de l’animal dans son milieu naturel et habituel, les signaux d’alarme de stress du cheval, les méthodes de conduite sécuritaire du véhicule, mais aussi ses faiblesses.

La sécurité c’est aussi une bonne connaissance du matériel utilisé. Il existe un grand choix de voitures. Des voitures anciennes aux sportives en passant par celles de loisir, elles ont toutes une orientation définie. Même si la plupart d’entres elles sont polyvalentes, restez prudent dans leurs utilisations. Je rencontre beaucoup de « jeunes » meneurs qui par opportunité achètent leur voiture avant le cheval et bien souvent ne correspond pas : trop petite, trop légère, brancard trop étroit, trop basse… Bref autant de critères qui utilisés à mauvais escients peuvent vous mettre en danger.

L’attelage est à mon sens, une discipline très accessible par tous, encourageante puisque rapidement aux commandes et en situation, si tant est que certains paramètres soient respectés : Etre attentionné, suivre la méthode, être persévérant, anticipatif et prévoyant.

C’est pourquoi il existe des structures adaptées qui sont là pour vous former et vous conseiller en fonction de l’orientation que vous souhaitez atteindre (tradition, compétition, loisir, travail agricole).

Le matériel :

Il est important de réfléchir à ce que vous souhaitez faire en attelage afin de choisir le produit le plus adapté.

Si certaines voitures sont polyvalentes, pour d’autres une mauvaise utilisation pourrait fortement abîmer certaines pièces maitresses et entraîner par la même de sérieuses blessures au cheval.

Le matériel doit être entretenu, que ce soit l’usure des roues, la graisse des moyeux ou la propreté du harnais, il convient tout à chacun de se responsabiliser quand aux vérifications élémentaires des matériels utilisés et ce régulièrement.


Le cheval, le poney... 


Il doit d’abord correspondre à votre niveau de meneur. Le dicton « jeune meneur, vieux cheval expérimenté », est plein de bon sens.

Il doit ensuite être adapté à la discipline retenue. Un cheval à sang froid, au tempérament calme et patient sera plus adapté pour participer à des fêtes de village et un cheval à sang plus chaud, tonique et réactif plus adapté à une activité sportive.

Enfin, il sera en adéquation avec la voiture par rapport à son poids, à sa largeur de voie et la taille des brancards ou timon. Un cheval de trait sur une voiture conçue pour un poney B est sous dimensionnée, de même un double poney taille D sur une roulotte sera surdimensionnée et une épreuve digne des travaux forcés pour lui (votre bon sens vous fera sourire de ces comparaisons démesurées mais l’ignorance du « débutant » peut amener à des situations extrêmes).

Le harnais sera choisit à la taille du cheval, en adéquation avec la pénibilité de l’effort et de sa morphologie. Les chevaux travaillant sur du relief, en travaux agricole ou tractant de forte charge, auront des besoins différents en terme de matériel que le cheval destiné à faire de la ballade familiale, ou de la représentation voir même de la compétition.

La technique :

Lorsque l’on apprend à mener, il est souvent difficile de jauger son niveau technique.

Beaucoup de meneurs sont autodidactes et font confiance à leur bon sens, d’autres s’appuient sur l’expérience d’un meneur plus chevronné et d’autres encore valident leur compétence auprès de professionnels de la discipline.

Les professionnels ont une grille de référence commune établie par la Fédération Française d’Equitation (FFE), qui permet d’évaluer un niveau. Ces « galops d’attelage » que l’on consulte ou que l’on passe vont croissants. Le débutant commence par le Galop 1, puis 2, 3, etc… 

Pour appréhender l’extérieur et la randonnée, la FFE propose plusieurs niveaux de brevets aux objectifs complémentaires : le Brevet de Meneur de Bronze pour la « …conduite d’un attelage à un cheval en randonnée… », le diplôme de « Meneur Accompagnateur de Tourisme Equestre » pour la « …conduite à un ou deux chevaux en randonnée, en assurant à la fois sécurité et agrément des passagers… » et le Brevet de Chef de Caravane pour l’organisation et la coordination de « …déplacements d’un ou plusieurs jours, d’un groupe de deux à quatre attelages… ». (Extrait du document des formations FFE).

Jusqu’au « galop 4 », le meneur apprend la technique avec un cheval d’école. Le « galop 5 » est en quelque sorte le niveau de référence pour gagner en autonomie. Le meneur a reçu une bonne connaissance des règles de sécurité, de la gestion de son équipage, des techniques de conduite pour gagner en autonomie et indépendance.

A partir de ce niveau, il est possible de continuer à gravir les échelons des « galops », ou de se perfectionner dans une voie de tourisme en suivant la formation de « Meneur Accompagnateur de Tourisme Equestre » (MATE), celle de Cocher et (ou) Cocher Guide d’attelage.

Quoi qu’il en soit, une bonne formation est l’assurance de bien vivre, et de partager ensuite, les plaisirs de l’attelage.

Betty Bodin (Attelage Plaisir)