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Trouville c’est fini !

 Parue le : mercredi 25 janvier 2017

Trouville c’est fini ! (photo crédit Jean-Léo Dugast) 
NOTRe, une appellation à la consonance généreuse et de partage que la Communauté de communes Cœur Côte Fleurie n’aura pas fait sienne en démolissant toute l’œuvre accomplie par la Ville de Trouville-sur-Mer (Calvados), en matière d’hippomobilité urbaine. 
Une aventure de 16 ans menée de main de maître par Olivier Linot et ses équipes et qui s’achève, jetant l’incompréhension et la consternation parmi les administrés de la cité normande. Il aura fallu l’avènement d’une nouvelle loi, la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) pour « que la vitrine emblématique du cheval territorial se brise sur l’autel de l’uniformisation des moyens de collecte des déchets ». Car, en effet, depuis le 1er janvier 2017, la compétence « collecte des ordures ménagères » n’est plus du ressort des communes mais des Communautés de communes. Les discussions auront être âpres, les jalousies et les égoïsmes se faisant jour…, les vielles rancœurs aussi et Trouville c’est fini ! La population ne peut pas s’y résoudre, signant avec émotion les pétitions pour que Rio Grande, le Percheron et de Lasso du Jardin, le Cob normand martèlent toujours de leurs pas les rues du centre-ville. Le monde de du cheval citoyen ne peut pas l’accepter. Car Trouville-sur-Mer et ses chevaux territoriaux, c’est tout un symbole. Une réussite qui a fait tant d’émules aux quatre coins de la France et qui aura consacré la renaissance du cheval de travail. Le 1er janvier 2017, Trouville aura disparu de la carte de la traction animale moderne, redevenant une ville ordinaire, comme la plupart des autres, avec ses camions bennes collectant dans l’indifférence générale les ordures ménagères de sa population.
Quel gâchis quand on sait qu’au-delà de ce service, l’attrait des chevaux de trait avait un pouvoir éducatif sans nul autre pareil auprès des jeunes trouvillais. 
Non, ce qui a été décidé sous couvert de la loi NOTRe n’est pas acceptable et Trouville-sur-Mer doit garder son service hippomobile ! 
C’est pourquoi, Attelages magazine invite toutes celles et tous ceux qui partagent cette belle idée du retour du cheval de trait dans nos villes à signer la pétition lancée Olivier Rambaud.
François Durand
Légende : « La collecte hippomobile, ça faisait partie du charme de Trouville »