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Les Globes trotters de l’Attelage (p23)

 Parue le : lundi 5 août 2013

L’aventure..., c’est l’aventure !

 

Dimanche 28 juillet

 

Hier soir, après avoir montré au garagiste comment on faisait pour lever la cabine du camion, j’étais déjà un peu rassuré en ayant vu presque dans la nuit qu’une bonbonne d’huile hydrolique était vide, car le tuyau était débranché par ces maudites vibrations. Je n’aurais jamais pensé que sur ce genre de camion, il y avait 2 circuits d’huile séparés pour la direction assistée.


Après avoir passé une nuit à l’hôtel, une douche et un petit repas au restaurant, à 9H30 au garage, ouf ça marche ! A ce moment, j’enfile ma côte, je me mets avec le patron du garage pour attaquer toutes les réparations secondaires, au bout d’un quart d’heure, je m ’aperçois que mon matériel de réparation est beaucoup plus performant que le sien et il ne se sert plus que de mes outils.

On n’arrive pas à réparer le jauge.

Vers midi, le fils du patron vient me chercher en me tirant par la manche, ils sont tous assis par terre à l’ombre à l’intérieur du garage, car il fait déjà très chaud. Une dame est arrivée avec un ancien landau très chargé de thermos, bols et cuillères. Je suis invité à manger avec eux. Nadine ne veut pas, car elle ne digère pas le thé chaud au lait fermenté où trempe des ravioles garnis de panse de brebis. Moi, je me régale ! Ça me coûte 3 Euro. 30 minutes après le travail repart.

Vers 15 H, c’est fini, le camion est même lavé vite fait en extérieur, le plein d’eau fait.

Un kilomètre après le départ, nous pensions en avoir fini avec les pistes et bien non ! C’est reparti, à 18H30, nous décidons d’arrêter au bout de 80 KM en altitude pour avoir moins de moustiques, car jusqu’à maintenant sur notre retour aucun moustique, mais je sais qu’ils nous attendent pour attaquer cette enfer de Sibérie.

D’où nous sommes, nous voyons de la neige.

Jean-Pierre

 

Lundi 29 juillet

 

On roule encore sur les pistes et le paysage est toujours aussi magnifique.

L’après-midi, j’étais au volant du camion quand il fallu t négocier un important trou, Jean-Pierre qui somnolait me dit de passer, et voilà le camion bloqué ! On sort les cris, on apporte des pierres pour surélever le camion, le tout dans le calme sans panique,...., bref au bout de 3 heures on était reparti !

Le soir, nous nous arrêtons à 30 KM de la frontière Mongolie/ Russie et quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’un homme à moto s’arrête au camion pour nous inviter à venir stationner le camion près de sa maisonnette. Sa femme est en train de rentrer les chèvres et moutons et les enfants sont dans la maison avec leur tante et leur grand mère. On nous prie vite d ’entrer et ne pouvons échapper au lait de jument (Jean-Pierre est ravi !), sur la table se trouve aussi des morceaux de fromage de brebis séché et des beignets. On fait plus ample connaissance. C’est une famille Kasakhe dont certains membres vivent d’ailleurs au Kasakhstan, l’extrême Ouest de la Mongolie est principalement Kazakh et a plus à voir avec l’Asie centrale musulmane qu’avec la Mongolie bouddhiste.


Jean-Pierre s’intéresse au poêle qui chauffe la maison et permet de chauffer le chaudron de la soupe. Ce feu est alimenté à la bouse de vache sèche en ce moment et au charbon l’hiver. Il chauffe un mur en terre sèche à l’aide d’un tuyau en serpentins qui passe à l’intérieur et qui répartit la chaleur dans toute la maison.

Un bol de soupe nous est servi. Ont cuit dans le chaudron, de l’eau, des morceaux de moutons (toutes sortes de morceaux, même ceux qu’on ne mettrait pas !) et des nouilles. Ceci est une spécialité du pays.

La soirée se termine dans le camion autour d’une bouteille de champagne avec le mari, sa femme et la grand mère (64 ans) à qui Jean-Pierre donne sa paire de lunettes de rechange, car elle ne voit plus bien clair et ces lunettes là on l’air de lui convenir.

Demain peut-être la Russie !


 

Mardi 30 juillet

 

Les deux frontières se passent dans la sympathie et au bout de 4 heures nous sommes sur le territoire russe où nous trouvons maintenant une route en macadam.

Depuis Oulan Bator jusque la Russie, nous avons fait 1 842 KM dont 300 KM de goudron seulement. Seuls 3 chantiers de goudronnage sont en route avec construction des ponts, aqueducs et couper les montagnes, dans trente ans ce ne sera pas terminé ! C’est pourtant la route centrale qui traverse la Mongolie.

Voici quelques photos insolites du passage à la frontière :


une petite dame qui sort d’une guitoune nous taxe de la valeur de 10 €


Sorti de nul part, un homme nous ouvre des grilles pour la frontière russe


l’achat de l’assurance russe se fait dans une cabane de 2m sur 3m et 2m10 de haut.

Arrivés en Russie, le paysage nous émerveille encore : une région de très grandes montagnes aux sommets enneigés et de superbes rivières.

Nous dormirons donc en altitude.

 

Mercredi 31 juillet et jeudi 1er août

 

Jusque mercredi midi, le paysage est très joli, puis ensuite, les plaines de Sibérie, rien à voir, rien à dire. Pour l’instant, il ne fait pas trop chaud, donc pas trop de moustiques, pas trop de taons, on espère que ça va durer encore comme ça une huitaine de jours.

Maintenant, nous arrivons à faire 600 KM par jour toujours à 50KM/H de moyenne.

Ce jeudi, soir encore une panne, le pot d’échappement est cassé. Donc les 6 CD de Johnny que l’on connaît par coeur vont devoir être mis encore plus fort.

Nous avons trouver un bon hôtel à Omsk où nous avons pu prendre le premier bain depuis 2 mois. De notre fenêtre, nous voyons le transybérien passer sur une rivière d’au moins 500 m de large, quand il passe, ça fait trembler l’hôtel.

Aujourd’hui, nous allons chercher à faire réparer le camion et continuons la Sibérie.

A plus tard dans un autre point où la connexion sera possible.

Jean-Pierre et Nadine