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Les Globe-trotters de l’attelage : ils sont partis !

 Parue le : lundi 17 juin 2013

Pour qui suit les compétitions d’attelage, pour qui aime partager des moments privilégiés autour d’une coupe de Champagne, Fleury-la-Rivière, aux portes d’Epernay est une destination qui s’impose. Là, dans cette petite commune qu’entourent des vignes pleines de promesses vous y retrouverez Jean-Pierre Bouché et Nadine Raach, figures bien connues et appréciées des terrains de concours qu’il soit complet d’attelage ou de TREC (lire aussi Attelages magazine N° 86 juin-juillet 2013).

 

 Mais aussi plus que jamais Globe-trotters dans la discipline avec en chantier un périple une peu fou et extraordinaire à la fois…, pour gagner les contrées de Gengis Kahn. Bref, de la Champagne à la Mongolie. Assurément là-bas, en Extrême Orient, dans quelques semaines pour reprendre une formule si chère à notre ami Jean-Pierre, « comme ses vins, les attelages vont aussi pétiller ».

Sur les terres des Gengis Kahn

« Adieu les gitans, alors vive les Mongoles et les chevaux de Gengis Kahn », l’idée est lancée. Elle va murir durant l’hiver et se concrétiser à la mi-juin. Plus de 9.000 kilomètres pour gagner, au départ de Fleury-la-Rivière, Oulan Bator, la capitale de Mongolie. Mais là, c’est une autre affaire. Pas question d’y aller en attelage, on le devine. Pas question non plus d’emmener ses chevaux et poneys. L’aventure sera autre, avec un départ en camion via les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie, pour atteindre enfin la frontière de Mongolie, à Sükhbaatar. 17 jours de camion pour Jean-Pierre Bouché, Alain Decourtye et Robert « le Belge », meneur chevronné à 4 Frisons. Nadine, Celia, la petite fille et deux amies de Bordeaux devant les rejoindre par avion, sitôt leur arrivée à Oulan Bator, le 5 juillet prochain.


Un voyage aux étapes de 500 à 800 kilomètres par jour au volant d’un camion révisé de fond en comble avant d’atteindre le Nirvana. Et il en aura fallu du temps à Nadine pour régler les questions de visa, d’assurance et les formalités en tout genre. Six mois à pianoter sur l’ordinateur, à contacter les ambassades et à attendre les précieux sésames. Difficultés d’autant plus accrues que tout ce petit monde regagnera la Champagne en camion par d’autres voies, « histoire de voir du pays, comme on dit » et de croiser en particulier les célèbres chevaux de Prjevalski. Et quand on sait que 2% des routes sont goudronnées en Mongolie, le retour n’aura rien à envier à la Croisière Jaune organisée dans les années 30 par André Citroën !

Mais chaque chose en son temps. Et revenons à nos attelages et avec quels chevaux me direz-vous ?

Et bien tout simplement, la douzaine de poneys mongoles que leur guide va leur proposer à leur arrivée. Des compagnons de route de type poneys islandais d’1,45 mètre maximum au garrot, débourrés à la selle sans doute, mais qui ne connaissent pas la méthode Achenbach, assurément. « Et c’est là que les difficultés vont commencercar nous aurons une demi-journée pour les mettre à la voiture », s’enthousiasme Jean-Pierre Bouché. Mais après quel bonheur, dix jours de randonnée dans la vallée de l’Orkhon, les « vieux » en voiture d’attelage accompagnés de 4 cavaliers avides de chausser les bottes du fondateur de l’empire mongole.

A entendre les commentaires de Jean-Pierre Bouché et Nadine Raach accompagnant la présentation de leur périple, l’aventure sera exceptionnelle.

Il y a des moments on l’ou souhaiterait être petite souris. A moins que les techniques de communication modernes nous permettent d’y être d’une certaine façon associée. C’est ce que nous propose Nadine en nous adressant le carnet de voyage de nos Globe-trotters de l’attelage. 

Bonne route les amis !

 

Lundi 17 juin 2013.

 

Bien que la veille à 6 heures du matin je finissais tout juste de télécharger la carte Russie sur le GPS , la journée du dimanche fut décontractante, puisque nous étions invités aux 50 ans d’Annie qui nous a reçus en grand et surtout qui nous a servis des vins d’exception.

Après de longues préparations, LUNDI c’est le jour du grand départ !


7H20 le pont du camion (bien chargé) se referme, le moteur tourne.

7H25 en pyjama ou non, on se dit « au revoir ».

7H30 le camion passe la grille de la maison, un petit coup de corne dans Fleury, puis un autre en bas de Romery ! C’est parti pour Alain et Jean-Pierre.


11H30 arrivée à Staden (près de Courtray) en Belgique chez Robert. Les affaires de Robert sont chargées. Un petit casse-croûte quand même, et hop !

13H30 l’ami Robert qui fait partie du voyage prend le volant via les Pays Bas et l’Allemagne où ils devront s’arrêter pour la nuit. 

20H30 coup de téléphone de Jean-Pierre : le camion roule encore, ils se trouvent un peu avant Hanovre et ne veulent pas s’arrêter tout de suite pour faire encore quelques kilomètres. Heureusement, Jean-Pierre, Alain et Robert ont chacun leur permis poids lourds et peuvent se relayer. « Les vitesses et temps de conduite seront respectées », c’est ce que j’ai entendu, en tout cas pour ce premier jour ça me paraît être le cas.

Pour aujourd’hui, ça fera donc environ 834 km.

En ce qui me concerne, la journée fut « normale » : travail, prise de commande de champagne, visite aux poneys et chevaux qui sont en pâture, surveillance particulière de Pacifique, ma jument qui doit pouliner dans environ 3 semaines et balade à cheval avec Célia ce soir.

Je m’endormirai donc ce soir sans savoir où se sont arrêtés nos voyageurs, j’en saurai certainement plus demain !

Nadine