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Les Globe-trotters de l’Attelage (p3)

 Parue le : jeudi 20 juin 2013

Grosses galères !

Mercredi 19 et jeudi 20 juin matin, grosses galères !

 Départ de chez Yanneck à 6h30. Traversée de vastes champs de fraisiers avec de nombreux cueilleurs, jusque-là, rien de spécial.

13 H arrivée à la frontière Pologne/Biélorussie de Brest, là « non, non, non », ce n’est pas la bonne frontière, ici c’est pour les automobiles. Un polonais fait un plan à nos trois voyageurs pour pouvoir aller à la fameuse frontière poids lourds qui se trouve à 30 KM, c’est reparti, ce sont des petites routes.

Arrivés au poste, un douanier contrôle quelques petites choses, rien de particulier, et fait signe de passer. Là, une file de camions attend, le camion passe sur la file d’à côté. Oui, mais un peu plus loin, nos amis ne peuvent continuer, car il fallait prendre la queue de camions et aller remplir des papiers. Marche arrière en faisant bouger les autres …

17H45, Alain revient avec le papier nécessaire, c’est reparti...

Maintenant le camion fait la queue derrière une immense file de camions.

Pour simplifier les choses, une des deux batteries est cramée, le camion ne peut être arrêté ou alors il faut utiliser les pinces et qu’un autre camion veuille bien aider.

20H30 toujours dans la file qui avance pas à pas, des centaines de camions, à peu près 10 KM de queue. On ne sait pas si les douaniers travaillent la nuit, c’est mal parti pour passer aujourd’hui !

En fait, si, ça bouge toute la nuit.

A 1H du matin, on les fait tourner en rond. Il y aurait un souci. Un traducteur est appelé, il explique qu’ils n’ont rien à faire là, car rien à dédouaner, qu’ils ont droit à un certain nombre de KG par personne, et vu ce qu’il y a dans le camion, rien qu’avec la voiture hippomobile les quotas explosent, et qu’un chef des chefs va venir.

Sur place, environ 1000 camions sur des parkings, partout !

8H30 le chef des chefs refuse l’entrée en Biélorussie. Maintenant, beaucoup de collègues routiers connaissent Jean-Pierre, Alain et Robert, et insistent auprès du chef des chefs pour qu’ils passent quand même, mais rien à faire, on ne peut pas déroger à la loi !

De plus ce matin, c’est plus difficile de trouver un camion coopérant pour redémarrer le moteur.

On ouvre la barrière au camion qui doit faire demi-tour et …, reprendre la même file en sens inverse pour repasser en Pologne.

12H50 ça y est, ils sont sortis, retour à la case départ.

Total 23 heures et 50 minutes exactement à la frontière de Brest !

Décisions : déjà trouver un garage pour faire réparer le camion, puis repartir pour essayer de passer par l’Ukraine. Heureusement, Jean-Pierre est en contact avec Michel un ami russe de Bernard Liébart qui travaille dans les transports en France. Il va leur proposer un itinéraire.

Le camion se trouve maintenant chez un concessionnaire IVE… en Pologne à 25 km de Brest : une batterie est à changer, les fusibles sautent, un phare ne fonctionne plus et le réfrigérateur est sorti de son meuble à cause d’une (ou des) grande secousse, pour l’instant, il tient avec des cales. La route n’est pas mauvaise, mais d’un seul coup, sans avertissement, un trou ! Le concessionnaire n’a pas toutes les pièces.

Jean-Pierre : « Il fait très chaud et on est sale comme des cochons ! ».

Nadine : « Plein de grosses bises à vous ! ».

On pense à vous et on y croit ! 

Allez l’Ukraine ! Allez la Russie ! Allez la Mongolie ! Tant pis pour la Biélorussie !

Nadine RAACH