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Les 2e rencontres européennes du cheval de trait

 Parue le : mercredi 30 mai 2012

Avec cinquante chevaux de trait pendant trois jours, représentant 4 équipes françaises et belge et bien sur l’écurie de la Bergerie Nationale, les 2èmes Rencontres Européennes du Cheval de Trait ont su « passer entre les gouttes » du long week-end pluvieux de l’Ascension, pour être, au final, un vrai succès.


 Organisées par l’Association Cheval de Trait en Ile de France, l’ACTIF, en lien étroit avec la Bergerie Nationale de Rambouillet, ces 2èmes Rencontres se sont mariées avec les Olympiades des Métiers-Maintenance des matériels, la sélection régionale Ile de France pour les jeunes candidats issus des établissements formant à cette maintenance.

 Accueillis par Gilles Marty, le Président de l’ACTIF, et son équipe de bénévoles, les meneurs, grooms et parfois familles, ont trouvé dans les locaux du Centre d’Enseignement Zootechnique, le gite et le couvert, plus de 100 personnes au total.

 Les épreuves, au nombre de 7 réparties sur 3 jours, ont débuté le vendredi 18 mai par le parcours routier dans les chasses présidentielles, avec relais rapide dans la cour de la Bergerie ; Trois circuits étaient « imposés », 17, 20 et 22km, avec passage de gué. Contrairement à ce qui s’était passé lors de la première édition, personne ne s’est perdu même si un fort retard a été remarqué pour une équipe ! Si le parcours en forêt domaniale n’est pas ouvert au public, en revanche le relais rapide s’est fait sous l’œil très intéressé des spectateurs.

 En fin de journée, une table ronde était proposée sur le thème « Traction animale et matériels modernes : quelle complémentarité ? » Deux intervenants, Jean Louis Cannelle, figure internationale de la traction animale et Stéphane Battais, enseignant au lycée professionnel de Dourdan, ont débattu pendant 1 h 30 avec une soixantaine de participants. De ces échanges on retiendra l’impérieuse nécessité d’une « normalisation » des matériels et harnachement (« on ne travaille qu’avec des prototypes ! »), il faut aussi définir le type de cheval dont on a besoin pour tel ou tel type de travail , « les municipalités doivent être conseillées scientifiquement »…et puis il y a des recherches à faire pour optimiser la force du cheval, beaucoup travaillent la question au niveau européen mais sans forcément que cela ne débouche sur une synthèse. Le débardage a fait partie des sujets abordés, notamment par Patrick Bert de l’équipe des Ardennais Belges et par Gilles Marty, « débardeur à cheval » de profession ; si on constate un développement en Belgique, c’est plutôt un recul en France, et, pour citer Jean Louis Cannelle, « on se moque en France en continuant d’insister sur son développement…17% des bois débardés 1l y a 30 ans, 0,2 % aujourd’hui ! »…en revanche d’autres secteurs progressent mais attendent le bon matériel, et c’est que l’intervention des grandes firmes de matériel pourrait présenter peut-être de l’intérêt. Alain Dassonville, Président du fonds Eperon et participant à cette table ronde, s’est dit très intéressé par ces échanges et se dit prêt à intervenir dans le cadre de programmes de recherche, constatant le blocage actuel « il y a, dit-il, nécessité de faire sauter le bouchon ! » ; Maud Dupuis d’Uby, Directrice du site des Bréviaires, a assuré que l’IFCE pourrait accompagner les travaux de recherche-développement.


La présentation des races et des matériels hippomobiles, le débardage forestier et le « trait-athlon » ont occupé la journée du samedi ; présentation des races par Denis Moreau, enseignant à La Bergerie et chef des « écuries-trait », dans la Cour Impériale devant un public très intéressé. 

A partir de Types d’animaux, Denis Moreau et Patrick Bert ont fait ressortir le travail de croisement-absorption dans lequel sont engagés les Ardennais belges avec le cheval arabe et le Cob. Le débardage forestier, toujours spectaculaire, a vu briller l’équipe Percheronne avec sa spécialiste, Christine Sallé, une épreuve pas facile dans un terrain particulièrement accidenté…un spectacle qui plait au public qui bien souvent imagine mal les difficultés d’un tel travail. Le « Trait-atlhon », épreuve beaucoup plus ludique (…spécialité de l’ACTIF), allie habileté, adresse et rapidité, avec un cheval attelé d’un traineau léger, sous l’œil amusé des spectateurs.

 Le gros orage de la nuit de samedi à dimanche, s’il a assoupli le terrain à labourer, n’a pas fait disparaître les pierres !...mais le tirage au sort des parcelles (90 m sur 8m et 14 à16 cm de profondeur) a assez bien réparti les difficultés…qui sont venus plus des attelages !

Photo Olivier Bernard

C’est en calèche que le public est venu assister au labour, avec la voiture-bar hippomobile qui suivait !Puis ce fut l’épreuve de maniabilité, une épreuve de vitesse et habileté, avec 3 paires de chevaux qui se sont succédé par équipe ; on n’attendait plus la pluie et elle est arrivée, drue et persistante pendant toute l’épreuve…avec un public passionné sous les parapluies. Enfin, pour clore ces rencontres, l’épreuve de traction, qui, en faisant revenir le soleil, a fait le plein de spectateurs ; il faut dire que cette épreuve alliant force des chevaux attelés en paire, habileté des meneurs et « bonne humeur des passagers prenant le traineau en route, est particulièrement appréciée du public…plus d’une tonne à trainer en fin de parcours sans faire tomber les quilles !


 Comme le veut la tradition, la remise des prix s’est faite dans la Cour d’Honneur, sous le célèbre pigeonnier construit en 1787…mais toujours tout neuf, la Révolution toute proche l’ayant privé de pigeons ! Chaque équipe s’est présentée avec la paire de chevaux utilisée pour la dernière épreuve et a été accueillie par Jean Frédéric Poisson, premier adjoint, représentant Gérard Larcher, sénateur-maire de Rambouillet. Gilles Marty, le président de l’ACTIF, a remercié les équipes, les bénévoles de l’ACTIF et, bien, sur la Bergerie Nationale, son directeur et tout particulièrement Vincent Daniel, un grand merci également à l’Office National des forêts et à tous nos sponsors... Gilles Marty s’est félicité de l’excellente ambiance qui a régné pendant ces « Rencontres ». Après la lecture du palmarès et la remise des prix (…sans oublier nos Bries de Meaux et de Melun), Maud Dupuis d’Uby, pour l’IFCE, a accroché aux têtières des chevaux les flots bien mérités.

 Trois belles journées ou la bonne humeur a remplacé un soleil un peu absent et nous reprendrons ces propos de nos amis Belges…. « Le tout s’est déroulé dans une ambiance de convivialité, sans aucune agressivité des concurrents entre eux, chacun pouvant mettre en valeur la qualité de ses chevaux et de ses meneurs lors d’épreuves diversifiées, donnant une chance à chaque type de chevaux de trait…du plus léger au plus lourd »

 Jean Michel Besancenot

LES PALMARÈS PAR EPREUVE

DANS L’ORDRE :

LE ROUTIER…..les Ardennais Belges, suivis des Percherons, des Cobs et de L’ACTIF

LE DEBARDAGE…les Percherons, les Ardennais, l’ACTIF et les Cobs

LE TRAIT-ATHLON...les Ardennais, l’ACTIF, les Percherons et les Cobs

LA MANIABILITE….les Percherons, les Ardennais, les Cobs et l’ACTIF

LE LABOUR………l’ACTIF, les Percherons, les Ardennais et les Cobs

AU CLASSEMENT GENERAL

1ere l’équipe des Ardennais Belges, 2e l’équipe Percheronne, 3e l’ACTIF, 4e l’équipe Cobs Normands

Bravo à nos amis belges…mais aussi aux Cobs et aux Percherons ; notre équipe de l’ACTIF, composée de mules des Pyrénées, d’Auxois, de Percherons, de Cobs et de Traits du Nord, n’a pas démérité avec 2 premières places !