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L’hommage d’Allain Houard à Didier Defraumont.

 Parue le : lundi 26 août 2013

L’église de Bailleul (59) n’a pas pu retenir l’émotion et les larmes des amis de Didier Defraumont venus ce matin lui dire un "au revoir". Et c’est dans le corbillard mené par son fils François que notre ami a rejoint sa dernière demeure. L’hommage d’Alain Houard

L’ami Didier, le bénévole avec un grand B, lors d’un CAI à Conty ( Photo F. Durand)

"Didier,

Au moment où nous commencions les uns et les autres à préparer la Route du Poisson 2014, te voilà parti…, en nous laissant orphelin. Orphelin de tes bénévolats multiples. Il se trouve peu de terrain de concours, en France, où tu ne m’as accompagné, du plus modestes aux Grands Internationaux : Bordeaux, Saumur, Lisieux, en passant par Conty, bien sûr, avec ses CAI et ses trois championnats du Monde.

Tu ne t’es jamais situé dans l’ombre mais toujours dans le courageux efficace…, rempli d’humour.

La Route du Poisson où tu as à peu près tenu tous les rôles, speaker dans les relais, en particulier celui d’Essertaux, aide dans les spéciales, et surtout, près de moi, dans la voiture de coordination.

Des nuits durant, nous avons pour lutter contre le sommeil, conversé et je t’ai écouté…, parler de tes familles.

La tienne bien sûr. Ensuite, ta famille d’armée. Ta famille de corporation professionnelle : la boucherie ; et ensuite celle du transport.

Tu étais plein d’une telle affection que ton corps avait envie d’éclater tés émotions et ta tendresse par tours les pores de ta peau.

Dans la famille de l’attelage, tu es arrivé en aidant ton fils pour qu’il devienne quelqu’un. Ce qui est arrivé.

Mais qu’il a été dur pour toi ce chemin d’ascension. Notre sport ne porte pas de tendresse particulière à l’égard des postulants et il t’a fallu t’imposer et affirmer une affection mal comprise.

Quand tu es venu inscrire François à notre école, il y avait dans tes yeux plein d’espoir et de tendresse pour ton fils.

Chemin faisant, grâce à votre pugnacité, votre place s’est faite, lui meneur, toi, groom, coéquipier et coach.

Tu nous as accompagnés plusieurs fois à Lamotte Beuvron et dans le village que nous faisions autour des camions, tu apportais, dès l’aube, en robe de chambre, café à la main, le repère nécessaire à notre identité collective.

Et maintenant, il nous faudra pour localiser ton âme t’inscrire dans la constellation du « Petit Cheval » à moins que ce ne soit dans celle « du Cocher ». Et quand nous serons perdu de ton absence, on fixera l’Etoile du Berger.

Un aventurier vient de nous quitter.

Didier a perdu un temps fou à ignorer sa valeur et il a dû dire à Dieu : « prends moi et sauve les autres »"