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JEM 2014, le bilan des épreuves préparatoires

 Parue le : jeudi 19 septembre 2013

Laurent Cellier, Directeur des Sports, revient en détails sur les 3 épreuves préparatoires qui ont été organisées le mois dernier par le Comité d’Organisation : l’Endurance le 16 août à Sartilly, le Concours Complet du 16 au 18 août au Haras National du Pin et à Caen, et l’Attelage du 23 au 25 août à l’Hippodrome de la Prairie à Caen. Quels étaient les objectifs ? Quel est le bilan ? Quelles sont les enseignements pour 2014 ? Morceaux choisis…

Anthony Horde(Photo François Durand)

Quels étaient les objectifs en organisant ces épreuves préparatoires à un an de l’évènement ?

La première chose à savoir est que ces épreuves tests n’étaient pas les « Jeux de 2014 en miniature ». Nous avions identifié un certain nombre de fonctions que nous voulions évaluer, et qui représentaient selon nous les fondamentaux pour 2014. Je pense notamment au sol du parcours de Cross en Concours Complet, au tracé du parcours d’Endurance, et au sol artificiel en sable sur le parcours d’Attelage.

Nous voulions aussi et surtout nous mettre dans la configuration des Jeux, en organisant des épreuves sur des temps rapprochés et à des endroits différents. C’est donc la raison pour laquelle nous avons organisé l’épreuve d’Endurance à Sartilly en même temps que le Concours Complet au Haras National du Pin et à Caen. Cela nous a permis de mettre en place un système de coordination entre les différents sites et de tester un certain nombre de procédures au niveau de notre organisation.

Que vouliez tester plus spécifiquement sur ces trois épreuves ?

Au niveau sportif, les sols représentaient le point le plus important, car comme dit le vieil adage : « Pas de pied, pas de cheval ». Nous avons donc tout mis en œuvre pour que les différents sols favorisent le bien-être et la performance des chevaux.

Pour l’épreuve d’Endurance, c’était la toute première fois qu’une compétition de cette distance (129 kilomètres) et de ce niveau-là (CEI 2*) étaient organisée dans la Manche. Sur cette épreuve, l’élément clé était le tracé, et les compétiteurs ont beaucoup apprécié la diversité des paysages, avec des passages en forêt, en prairie et sur la plage.

L’épreuve du Concours Complet avait quant à elle lieu sur le site mythique du Haras National du Pin, également appelé le « Versailles du Cheval ». Certains des plus grands cavaliers du monde étaient présents, et ils ont tous estimé que la nouvelle piste de Cross, inaugurée il y a tout juste quelques mois, était de grande qualité.

Photo François Durand

En ce qui concerne l’Attelage, nous avons organisé l’épreuve à l’hippodrome de la Prairie à Caen. Pour diverses raisons, il était compliqué pour nous d’organiser cette épreuve sur un terrain en herbe, comme c’est souvent le cas sur la majorité des grands évènements équestres. Nous avons donc décidé d’utiliser un sol artificiel en sable. Tous les meneurs présents, dont le numéro 1 mondial Chester Weber, ont finalement trouvé cette solution très pertinente puisque le sol ne s’use pas, quel que soit le nombre de passages et les conditions atmosphériques. Certains nous ont même nous ont assuré que ce type de revêtement pourrait faire école par la suite sur d’autres évènements !

Le deuxième point d’évaluation important de ces épreuves préparatoires était les effectifs. Pour reprendre un nouvel adage : « Pas de compétitions sans les Hommes ». Nous avions donc la volonté d’impliquer les membres du Comité d’Organisation et 650 bénévoles pour tester une partie des effectifs qui officieront à des postes clés l’an prochain pendant les Jeux. Ce bilan a été très satisfaisant, puisque tout le monde a gagné en expérience, en confiance et en motivation.

Le troisième point clé concernait la partie technologie, avec le chronométrage et la gestion des résultats. Toutes ces données sont sorties dans de bonnes conditions, même si nous sommes conscients que ces tests étaient réalisés à une échelle moindre par rapport à l’an prochain.

Les autres points d’évaluation concernaient les aspects sanitaires et vétérinaires, ainsi que la gestion des écuries. Les retours ont été concluants dans l’ensemble, puisqu’aucun souci majeur n’a été détecté pendant ces trois épreuves.

Le bilan est donc positif ?

Positif oui car grâce à ces épreuves préparatoires, nous sommes passés pour la première fois en phase opérationnel, et nous avons vraiment pu identifier ce qui allait et ce qu’il fallait améliorer.

Mais attention : cette année nous avons organisé trois épreuves d’un niveau 2* ; l’an prochain nous devrons livrer huit épreuves d’un niveau 4*… La marche reste donc très grande, mais nous sommes confiants et nous savons maintenant que nous avons une bonne base pour livrer en 2014.

De plus, la FEI et les délégations nationales nous font confiance. Nous leur avons montré que nous pouvions livrer en phase opérationnel. Maintenant, nous pouvons travailler sereinement dans la dernière année et finir la préparation des Jeux dans les meilleures conditions.

En gros, il faut qu’on continue à pédaler de plus en plus vite, mais le vélo est dans le bon sens !

Et quelles sont justement les grandes échéances à venir ?

Le diable se cache dans les détails, donc dans un premier temps nous allons tout revoir, fonction par fonction, et poste par poste. 

Ensuite, nous organiserons les épreuves préparatoires de Dressage et de Saut d’Obstacles au stade d’Ornano de Caen en juin 2014.

Enfin, et c’est pour cela qu’on est là, nous organiserons ensemble les Jeux du 23 août au 7 septembre 2014 ! Nous attendons 1000 chevaux, 1000 cavaliers, et 500 000 spectateurs… C’est une chance unique. Nous nous devons d’être irréprochables pour livrer le plus grand événement équestre au monde dans les meilleures conditions !